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Trading Crypto : comment bien choisir son stablecoin ?

Les stablecoins, sont, comme leur nom l’indique, des cryptomonnaies « stables » dont le cours est indexé sur celui d’autres actifs qui sont le plus souvent des monnaies fiat (dollars, euros, livres sterling…) ou des matières premières (or…). Ils peuvent être utilisés par les investisseurs pour diverses raisons et ne fonctionnent pas tous de la même manière. Nous verrons dans cet article pourquoi il peut être intéressant (mais risqué) d’en posséder, et comment faire son choix parmi les dizaines de jetons disponibles sur le marché.

Pourquoi utiliser les stablecoins ?

Avec une capitalisation boursière totale de plus de 160 milliards de dollars US, les stablecoins font partie intégrante de l’univers des cryptomonnaies. Ils réunissent l’avantage des monnaies fiat en termes de stabilité et ceux de la blockchain en termes de transfert et de stockage. Ils ont ainsi largement contribué à l’avènement de la DeFi. Voici une liste des principales raisons qui font leur succès :

  • Éviter la volatilité en gardant de la cryptomonnaie : les stablecoins servent de valeur refuge face à la volatilité du cours d’autres cryptomonnaies. Grâce aux stablecoins, les investisseurs se protègent contre les mouvements de prix tout en conservant de la cryptomonnaie. Les échanges peuvent ainsi se faire directement sur la blockchain, de manière centralisée ou non.  Pour les stablecoins avec une grosse capitalisation, le marché est plus liquide que celui des monnaies fiat.
  • S’exposer à des devises étrangères : les stablecoins permettent à tous de s’exposer à des devises difficilement accessible depuis certains pays. Cela est possible sans limites de montant et avec des frais réduits par rapport aux banques traditionnelles.
  • Payer et/ou envoyer des fonds : les stablecoins peuvent servir à payer ou à transférer des fonds de manière internationale sans les contraintes liées aux banques traditionnelles (frais, délais…).
  • Éviter les taxes : en France, vous devez déclarer chaque échange de cryptomonnaie contre une monnaie fiat (euros ou autre) aux impôts. Les stablecoins permettent aux Français de profiter de la stabilité des monnaies fiat sans avoir ce souci.
  • Générer des revenus passifs supérieurs aux banques traditionnelles : Alors qu’un livret A rapporte 1% annuel, les rendements offerts pour stacker des stablecoins peuvent aller jusqu’à plusieurs dizaine de %.
Rendement sur l'USDT (source : Coinmarketcap)
Rendement sur l’USDT – source : Coinmarketcap

Si tous les stablecoins ont pour objectif d’avoir une valeur qui suit celle d’un actif sous-jacent, le moyen d’y parvenir peut être différent. Il y a actuellement 3 grands modèles de fonctionnement que nous allons détailler ci-dessous.

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Les stablecoins centralisés et collatéralisés

C’est le mode de fonctionnement le plus simple, le plus répandu et le plus ancien. On y retrouve les leaders du marché avec l’USDT, l’USDC et le BUSD.

Pour chaque jeton émis, la société émettrice doit détenir l’équivalent en actif sous-jacent. Par exemple, Circle doit posséder 1 dollar en banque pour chaque USDC en circulation.

De la même manière Paxos détient dans des coffres de la Brink’s une once d’or  pour chaque PAXG disponible.

Dans les faits, la plupart des entreprises émettrices ne possèdent pas 100% de l’actif sous-jacent lui-même. Les images ci dessous présentent les réserves des 2 plus grands stablecoins. Si une partie de la valeur est constituée de dollar cash, le reste est assuré par des obligations d’État et d’autres produits financiers.

Réserves de Theter pour l'USDT
Réserves de Tether pour l’USDT (source : tether.io)
Réserves de Circle pour l'USDC
Réserves de Circle pour l’USDC – source : circle.com

D’autre part, la visibilité sur les réserves des sociétés émettrices n’est pas la même pour tous les stablecoins. Certaines entreprises font preuve d’une grande transparence avec des audits réguliers effectués par des sociétés extérieures. D’autres entretiennent une certaine opacité sur leur comptes. Par exemple Tether (numéro 1 en terme de volume) a déjà été condamné pour avoir menti sur ses réserves entre 2016 et 2019.

Pour rassurer les utilisateurs, il est souvent possible pour ces derniers d’aller échanger leurs stablecoins directement auprès de la société émettrice contre l’actif sous jacent à un ratio de 1 pour 1. Cependant les conditions diffèrent selon les entreprises. Si on prend toujours le numéro 1 pour exemple, il est possible d’échanger ses USDT contre des USD sur le site de Tether mais seulement après avoir payé des frais de 150 $ et pour un montant minimum de 100 000 $ ! Autant dire que si l’USDT venait à perdre son peg (parité avec le dollar) sur d’autres plateformes d’échange comme il l’a fait rapidement ces derniers jours, cela lèserait une grande partie des utilisateurs.

Nous retiendrons les points suivants pour ce modèle de stablecoins :

Avantages

  • Comme l’entreprise émettrice détient l’actif sous-jacent, cela assure la continuité de valeur du stablecoin.
  • Peut être émis par des sociétés régulées ce qui offre une certaine confiance.

Inconvénients

  • Très sensible à la censure car centralisés. Il suffit que les autorités financières bloquent les fonds de l’entreprise émettrice pour que les utilisateurs ne puissent plus échanger leur jetons contre l’actif sous jacent.
  • Dépend de l’honnêteté de l’entreprise émettrice quant à ses réserves.

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Les stablecoins décentralisés et surcollatéralisés

Ces stablecoins sont collatéralisés par d’autres cryptomonnaies. Les plus utilisés sont le DAI et le MIM, indexés sur le dollar US.

Il n’y pas d’entité centrale qui gère ce modèle, tout se passe sur la blockchain à l’aide de smart contracts. Ceci rend les données accessibles à tous. La transparence est donc totale.

Pour s’assurer que leurs jetons vaudront toujours 1$, ces stablecoins sont surcollatéralisés pour prévenir la volatilité des cours des cryptos qui servent de réserve. Par exemple pour le DAI, le protocole demande 153% de collatéral. Pour 1 DAI émis, MakerDAO a en réserve 1.53$ de cryptomonnaie (certain stablecoins vont jusqu’à 500%). On peut voir la répartition des réserves du DAI sur le graphique ci-dessous :

Collatéraux du DAI
Collatéraux du DAI (source : daistats.com)

Si la valeur du collatéral descend sous un certain niveau, le protocole le vend automatiquement pour pouvoir assurer la valeur de ses stablecoins.

Voici  les points à retenir pour ce modèle de stablecoins :

Avantages

  • Données on-chain vérifiables par tout le monde.
  • Décentralisé.

Inconvénient

  • Reste sensible aux variations brutales du cours des cryptomonnaies servant de sous-jacent

Les stablecoins décentralisés algorithmiques

Dans ce modèle de stablecoin il n’y a pas de collatéral. C’est un algorithme jouant le rôle de « banque centrale » qui assure la valeur du jeton. Ici aussi tout se passe sur la blockchain à l’aide de smart contracts.

Le plus souvent, le protocole utilise 2 cryptomonnaies : l’une est le stablecoin, tandis que l’autre sert à absorber les variations du cours du stablecoin. Un mécanisme de mint et de burn liant les 2 cryptos incite les utilisateurs à faire de l’arbitrage en réalisant de petits profits dès que la valeur du stablecoin s’éloigne de celle de l’actif qu’il doit suivre. Quand le prix du stablecoin est trop bas, le protocole en brule diminuant ainsi l’offre par rapport à la demande ce qui fait monter son prix et inversement.

Malheureusement ce modèle est sensible aux mouvements de vente massives des 2 jetons du protocole. Cela peut créer une « spirale de mort » entrainant le prix du stablecoin vers 0.

C’est ce qui s’est passé dernièrement avec l’UST et le LUNA. Plusieurs autres projets avaient déjà connu des fins identiques comme le BASIS et l’IRON.

Avantages

  • Transparence totale car tout est sur la blockchain et consultable par tous.
  • Entièrement décentralisé.

Inconvénient

  • Nécessite une adoption massive pour pouvoir réellement être stables.

Quel stablecoin choisir ?

Vous l’aurez compris le choix est loin d’être simple, d’autant plus que certains stablecoins sont interdépendants et mélangent les modes de fonctionnement.

Ainsi le DAI qui se veut décentralisé repose à 48% sur de l’USDC qui est centralisé. Le FRAX utilise la surcollatéralisation à 88% et un algorithme pour les 12% restant. Le MIM qui n’est pas algorithmique était surcollatéralisé à 40% par de l’UST qui l’est…

Avec plus de 80 stablecoins listés sur coingecko, le marché est vaste. Tous présentent des risques non négligeables qu’il convient de comprendre et de mesurer avant d’en acquérir. Aussi, avant de se tourner vers un stablecoin centralisé ou non, il est important d’étudier son fonctionnement, son historique, la liquidité disponible, les conditions d’échanges…Une bonne façon de limiter les risques peut être de répartir son portefeuille de stablecoin sur plusieurs d’entre eux.

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